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Le syndrome d’aliénation parentale
Le cabinet BT et Associés vous informe...
L’aliénation parentale désigne l’ensemble des perturbations psychologiques pouvant atteindre un enfant lors de séparations hautement conflictuelles, l’amenant à rompre tout lien affectif, sans aucune raison valable avec l’un de ses parents, ainsi qu’avec tout l’environnement familial de celui-ci. Lors d’une séparation très conflictuelle, un parent, dit aliénant, peut ainsi prendre son enfant en otage, et le soumettre à un chantage psychologique, ou à la violence physique, pour l’amener, en dehors de toute logique, à se détacher de son autre parent. Prisonnier d’une relation d’emprise, l’enfant va ainsi devenir captif de son mode de pensée, tenir des propos insensés en profonde discordance avec la réalité des faits, voire de graves accusations mensongères, pour rejeter son autre parent, dit aliéné, avec violence jusqu’à sa destruction psychologique et rompre tout lien affectif avec sa famille et son entourage sans aucune raison valable. Une récente étude a montré que 2.5 à 5% des séparations conjugales en France étaient concernées par ce type de problématique.
Photo de Kat Jayne Comment le reconnaître ? Plusieurs critères permettent de conclure que le rejet du parent, dit aliéné, par son enfant, correspond à une aliénation parentale, soit de prédire que le processus d’aliénation est en cours : Obstruction à tout contact avec le parent rejeté ; Fausses accusations d’abus ou de maltraitance ; Détérioration de la relation depuis la séparation ; Réaction disproportionnée de peur panique de l’enfant ; L’enfant ne ressent aucun remords vis-à-vis du parent rejeté, même si celui-ci exprime sa peine de ne plus le voir ; Dès lors, la réunion de ces éléments est essentielle afin de pouvoir conclure à un Syndrome d’Aliénation Parentale, et non à la réaction d’un enfant à une réelle maltraitance, abus ou abandon. Une notion toujours débattue L’aliénation parentale interpelle les avocats et les juges de plusieurs façons, les plus courantes étant au sujet de la garde des enfants ou de la détermination du temps passé avec eux par les parents. Lorsque les juges prennent des décisions concernant la résidence des enfants ou des modalités contestées de visite, ils prennent en considération un certain nombre de facteurs, y compris l’attachement de l’enfant à ses parents. Dès lors, lorsqu’un enfant refuse d’avoir un contact avec l’un des parents, le tribunal doit, dans tous les cas, déterminer si le refus de l’enfant relève d’un réel cas de maltraitance (active ou passive) ou si cela relève d’un cas d’aliénation parentale. Malheureusement, dans la pratique, le Tribunal n’arrive pas toujours à discerner l’aliénation dont l’enfant est victime, étant donné que ce dernier ne reconnaît pas lui-même se trouver sous l’influence de l’un de ses parents et croit, bien au contraire, s’exprimer librement. Il y a eu des cas juridiques dans de nombreux pays où l’aliénation parentale a été considérée comme un facteur important. En 2013, la Cour de Cassation française a reconnu l’aliénation parentale comme « un élément nouveau » et, par ce fait, elle a officiellement reconnu la réalité de l’aliénation parentale. Néanmoins, si la Cour de Cassation a semblé vouloir amorcer une évolution dans ce domaine en reconnaissant expressément le Syndrome d’Aliénation Parentale, les prescriptions gouvernementales semblent aujourd’hui opter pour une dynamique inverse. En effet, le Ministère des Familles de l’Enfance et des Droits des Femmes a publié cette année une note visant à proscrire l’utilisation de ce concept et à alerter les magistrats du caractère controversé et non reconnu du Syndrome d’Aliénation Parentale. Or, ce refus de reconnaissance du Syndrome d’Aliénation Parentale s’effectue au détriment de nombreuses de nos clientes, mères, injustement rejetées par leurs enfants victimes.
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